Sputnik
Kamtchatka: à l'autre bout de la terre
Il est peu d'endroit au monde qui permettent de prendre conscience de ce que pouvait être notre planète à sa création. Le Kamtchatka, grâce à sa beauté originelle et sa nature sauvegardée, en fait partie.
Le pays du feu et de la glace
Présentation du Kamtchatka
Le Kamtchatka est pour beaucoup un endroit très éloigné. Pays de volcans et de tremblements de terre, de tempêtes de neiges et de tsunamis. Pays mystérieux où l'hiver dure huit mois de l'année et l'été seulement deux mois.

Situé au nord-est de la Russie le Kamtchatka est baigné par la mer d'Okhotsk et l'océan Pacifique. La péninsule qui se trouve au nord du Japon et au sud de l'Alaska, est séparée de Moscou par 9 fuseaux horaires (+ 12 heures UTC). Par sa superficie le Kamtchatka est comparable à la France s'étendant sur 1.200 km du nord au sud et sur 450 km de l'est à l'ouest. La péninsule est reliée au continent asiatique par un isthme de 130 km de large. Il y a peu de routes et on y vient en avion ou en bateau.

Le Kamtchatka est l'un des rares endroits de la planète où la nature est préservée à l'état sauvage. Six réserves naturelles de la péninsule sont inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO sous l'appellation commune de Volcans du Kamtchatka. Presqu'un tiers de son territoire est composé de zones protégées.

Le XXe siècle a fait se rapprocher le Kamtchatka aussi bien de l'Europe que de l'Amérique, mais n'a pas pu le rendre plus accessible. Des bases militaires ont été déployées sur la péninsule mystérieuse en la transformant en l'une des zones les plus fermées de l'Union soviétique. Jusqu'en 1991, les étrangers n'étaient pas admis et les ressortissants soviétiques devaient être munis d'un laissez-passer pour pouvoir se rendre au Kamtchatka.
Aujourd'hui, le Kamtchatka est ouvert à tout le monde: aussi bien aux chercheurs qu'aux hommes d'affaires et aux touristes. Chacun peut ressentir le charme de ces terres. On vient au Kamtchatka pour gravir une montagne, faire une partie de chasse ou de pêche, skier sur des volcans, faire du canoé sur des fleuves de montagne, admirer la flore et la faune de la péninsule dont l'ours du Kamtchatka qui est la plus grand espèce d'ours au monde. On peut aussi tout simplement se ressourcer dans un endroit laissé à l'état sauvage.

On y trouve de nombreux sites d'une beauté à couper le souffle mais la chose la plus impressionnante qu'on peut voir au Kamtchatka, ce sont les volcans. On compte environ 300 volcans et plus de 2.500 puys sur la péninsule. Une trentaine de volcans sont en activité dont Klioutchevskaïa Sopka qui constitue le plus haut sommet de la péninsule et le plus grand volcan en activité d'Eurasie. Son altitude qui varie entre 4750 m et 4850 m au gré des éruptions, atteint actuellement 4.835 m.

La péninsule dispose de nombreuses sources minérales chaudes et froides. Parmi les sites touristiques les plus connus et les plus fréquentés, on trouve la Vallée des geysers, la baie d'Avatcha, le village de Paratounka avec ses sources thermales, le lac Kourile, le parc naturel de Nalytchevo, la caldeira Ouzon. En règle générale, on y va en hélicoptère. Les touristes ne doivent jamais oublier que le temps est très changeant au Kamtchatka. Les montagnes et la proximité de l'océan font que le temps n'est jamais stable sur la péninsule.
Vallée des Geysers
La Vallée des geysers, un des plus grands champs de geysers au monde, est située dans la réserve naturelle de Kronotski. C'est un canyon volcanique dont la largeur atteint jusqu'à 4 km, la profondeur 400 m et la longueur 8 km et dans lequel coule une rivière qui s'appelle Geysernaïa. Sur ce territoire sont concentrées toutes les formes connues de l'activité géothermale dont des sources chaudes de différents types, des lacs chaudes, des geysers, des mares et des petits volcans de boue, des jets de fumée, des terrains chauffés par des processus géothermiques. Il y a des siècles il y avait un lac près du volcan Kikhpinytch. Par la suite, le lac a disparu remplacé par des jets d'eau chaude jaillissant des profondeurs.
La Vallée des geysers a été découverte en avril 1941 par la géologue Tatiana Oustinova et l'assistant de laboratoire Anassifor Kroupénine. En explorant l'embouchure de la rivière Choumnaïa, ils ont traversé un étroit passage entre deux rochers et se sont arrêtés près de l'embouchure. En décidant de faire une halte, ils se sont installés tant bien que mal sur une forte pente enneigée. Sur l'autre rive ils ont vu un petit terrain rocheux où la neige était fondue et au-dessus duquel on pouvait voir une légère fumée. Il s'agissait vraisemblablement d'une source chaude qu'on trouve en grand nombre au Kamtchatka. Soudain, un des petits jets de la source s'est mis à monter pour se transformer rapidement en grand jet d'eau chaude.

Pris de peur Tatiana et Anassifor ont bondi pour se sauver mais ont vite compris que le jet d'eau chaude ne pouvait pas les atteindre. Le jaillissement s'est terminé aussi vite qu'il avait commencé. La géologue a compris que c'était un vrai geyser, le premier à avoir été découvert au Kamtchatka. Tatiana l'a baptisé Pervenets (Premier-né).
La Vallée des geysers a beaucoup souffert du glissement de terrain du 3 juin 2007: la moitié des geysers a été détruite et immergée par l'eau. En septembre 2013, un nouvel éboulement de terre a refaçonné la Vallée de geysers en donnant naissance à de nouveaux geysers.

Les endroits les plus pittoresques de la Vallée sont en réalité les plus dangereux. Il faut faire attention à ne pas marcher là. Il y a de l'herbe verte parce que sous celle-ci se trouve souvent une masse brûlante. On peut facilement tomber dedans. Ce n'est qu'à l'armoise qu'on peut faire confiance. Cette plante modeste choisit les endroits les plus sûrs. Du reste, il faut dire que la Vallée des geysers n'a fait aucune victime humaine. On ne connaît qu'un seul incident mortel: un ours a glissé et fait une chute dans une source chaude qui depuis porte le nom de Kovarniy (Perfide).

L'hélicoptère reste le moyen le plus pratique pour aller dans la Vallée des geysers. La difficulté d'accès et le statut de parc naturel font que la Vallée des geysers n'accueille que quelques milliers de visiteurs par an.
La flore du Kamtchatka
Environ un tiers de la péninsule est couvert de forêts où domine le bouleau d'Erman (Betula ermani), grand arbre râblé, l'un des symboles de la région. Le pin nain de Sibérie (Pinus pumila) qui pousse sur les fortes pentes rocheuses, produits des graines, petites mais délicieuses. Les herbes qui poussent au Kamtchatka sont impressionnantes. Par exemple, les fourrés de Filipendula kamtschatica peuvent atteindre jusqu'à 3 m de hauteur et cacher ainsi non seulement une personne se déplaçant à pied mais aussi à cheval. Fort heureusement, il y a aucune créature vénéneuse au Kamtchatka qui pourrait troubler un séjour sur la péninsule. Les seules créatures peu agréables, ce sont les moustiques.

Les vallées et les pentes rocheuses offrent un spectacle extrêmement pittoresque lors de la courte période estivale. Pendant plusieurs semaines les champs de fleurs roses, les lilas blancs et jaunes sont en plein floraison. Une espèce d'orchidée locale, le sabot de Venus, est particulièrement belle.
Sur la péninsule, il y a beaucoup de fruits: myrtilles des marais, airelles rouges, chèvrefeuille. On les sert aux touristes comme d'autres spécialités locales: ail sauvage et jeunes pousses de fougère. Ces dernières sont même exportées.
Histoire de l'exploration de la région
1696-1699

Les campagnes du téméraire cosaque Vladimir Atlassov à la fin du XVIIe siècle marquent le début de l'exploration du Kamtchatka. Cet aventurier s'est rendu en Sibérie et ensuite plus à l'est en quête de fortune. Il a participé à la découverte géographique, à la description du Kamtchatka et à son annexion à l'État russe. C'est à cette époque que la péninsule a été cartographiée.

1725-1741

Première (par décret de Pierre le Grand) et la seconde expédition au Kamtchatka sous la direction du navigateur russe d'origine danoise Vitus Béring.

Le 6 octobre (17 octobre) 1740 est la date de fondation du port Pierre-et-Paul, devenu plus tard la ville de Petropavlovsk-Kamtchatski. Les participants aux expéditions du XVIIIe siècle ont décrit le littoral est, établi de nouvelles cartes de la péninsule et du Pacifique, notifiant les Kouriles et les îles Aléoutiennes. Les explorateurs se sont approchés du littoral de l'Amérique. Ils ont décrit la découverte des terres nouvelles, tracé l'itinéraire du Kamtchatka au Japon.



1737-1741

Stépan Kracheninnikov a fortement contribué à l'exploration du Kamtchatka. Il a écrit en s'appuyant sur des documents géographiques, historiques, ethnographiques l'ouvrage scientifique «La description de la terre du Kamtchatka» qui est toujours une référence.

1779

Deux frégates militaires anglaises du troisième voyage de James Cook, la Discovery et la Resolution entrent dans le port de Petropavlovsk sous le commandement de Charles Klark. Cook avait été tué par des aborigènes à Hawaï. La tombe de Klark, mort en mer, à l'âge de 38 ans se trouve à Petropavlovsk.


1787

L'expédition française, commandée par Jean-François de La Pérouse, entre dans la baie d'Avachi à bord des frégates La Boussole et L'Astrolabe.

1804-1805

La frégate Nadejda de la première expédition russe d'Ivan Kruzenstern mouille plus d'une fois dans le port de Petropavlovsk.

1849

L'immense région du Kamtchatka s'étend de l'océan Arctique au Japon.
1854

La défense du port de Petropavlovsk contre une escadre anglo-française. Le naturaliste Carl von Ditmar a découvert la même année un site naturel sans pareil: la gigantesque caldera du volcan Ouzon.

1915

Début des observations sismologiques du Kamtchatka. La station sismique «Petropavlovsk» est ouverte.

1941

La découverte de la Vallée des geysers, phénomène naturel du Kamtchatka.

1961

L'Institut de volcanologie, le seul en Russie et l'un des plus importants au monde, est fondé. Un réseau régional de stations sismiques est en voie d'aménagement.

1991

Les étrangers sont les bienvenus au Kamtchatka.

2007

Nouvelle entité de la Fédération de Russie: le kraï du Kamtchatka est formé grâce à la fusion de l'oblast du Kamtchatka et de la région autonome des Koriaks.
Volcans du Kamtchatka
30 des plus de 600 volcans en activité de la planète se trouvent au Kamtchatka. On surnomme parfois la région de «terre de feu», de région «des flambeaux de pierre». Le panorama de cônes fumants, de cratères fumants et éteints remplis de lacs, les paysages de déserts de pierre au pied des montagnes au clair de la lune, les geysers forment un monde volcanique menaçant et en même temps attrayant. Il y a au total près de 300 volcans et plus de 2.500 cônes éteints dans la péninsule.

Chaque volcan du Kamtchatka est beau à sa manière. Les volcans Klioutchevski et Kronotski, Karymsky et Avatchinski ou Koriakski sont des symboles de la péninsule.

Le volcan Klioutchevski est le point culminant de la péninsule (4. 750 m) et un des plus grands volcans eurasiatiques. Il a plus de 8.000 ans. L'éruption du volcan Klioutchevski a été enregistrée pour la première fois en 1697 par l'explorateur du Kamtchatka Vladimir Atlassov. Les éruptions suivies d'exposions, de déversement de cendres et de gaz se produisent régulièrement. Une des plus puissantes a été enregistrée en 1944-45. Or, elles n'ont jamais exposé au danger le village de Klioutchi à 30 kilomètres du volcan. L'alpiniste Daniel Gaus a fait le premier une ascension au sommet du volcan en 1788. Par la suite beaucoup d'audacieux ont suivi son exemple.

Le volcan Kronotski est d'une beauté inégalée. Son cône côtelé couronné d'un chapeau de glace miroite dans les eaux du grand lac du Kamtchatka.
Le volcan Karymsky, relativement peu élevé (1.486 m) et jeune (6.100 ans), est aujourd'hui le plus actif au Kamtchatka. 23 éruptions se sont produites rien qu'au XXe siècle, dont la plus récente a commencé en 1996 et a duré pendant plus de deux ans. Simultanément, il y a eu une éruption sous-marine dans le lac Karymsky à 6 kilomètres du volcan. Plus d'une centaine d'explosions sous-marines suivies de tsunamis ayant atteint une hauteur allant jusqu'à 15 mètres se sont produites pendant une vingtaine d'heures. Le lac a bouilli, le haut niveau de concentration de sels et d'acides a fait disparaître les poissons suivis par les ichtyologues dans le lac. Le lac Karymsky est passé suite à l'éruption d'un plan d'eau douce au lac acide le plus grand du monde.

Les volcans Koriakski, Avatchinski et Kozelski se trouvent à 25 kilomètres de Petropavlovsk-Kamtchatski et s'inscrivent dans le panorama de la ville. La récente éruption du volcan Avatchinski s'est produite en 1991. Le volcan est en activité jusqu'à présent même si il n'est pas du tout dangereux pour l'homme. Des citadins montent toute l'année sur les versants du volcan et atteignent les sommets après six à huit heures. Les skieurs alpins peuvent descendre des glaciers jusqu'à la mi-juillet. Ils ont à leur disposition des ascenseurs et des pistes bien aménagées.
La faune du Kamtchatka
Si la faune du Kamtchatka est peu variée à cause du caractère insulaire de ce pays, elle est assez exotique et digne d'intérêt. On y trouve des mammifères marins: morses, otaries à fourrure, phoques, loutres de mer. Dans la mer, on peut rencontrer des cétacés: cachalots, orques, bélougas et dauphins. Les côtes rocheuses et les îlots abritent des colonies d'oiseaux: cormorans, mouettes, macareux huppés et des dizaines d'autres espèces. Le pygargue empereur est le plus grand oiseau du Kamtchatka.
Au nord de la péninsule, on trouve des rennes. Il y a aussi des renards, des loups, des mouflons des neiges, des élans mais aussi des lièvres, des écureuils et des hermines en grand nombre. Un vrai paradis pour les chasseurs!

Ce sont les salmonidés qui constituent la principale richesse de la faune du Kamtchatka. Mais aussi le célèbre ours brun du Kamtchatka.
Ours bruns du Kamtchatka
Plus de 20.000 d'ours bruns habitent dans la péninsule. L'ours adulte moyen pèse 250-400 kilogrammes, cela peut aller jusqu'à 600 kilogrammes. C'est pour ça sans doute que l'ours préfère le poisson à la viande.

Le saumon permet à l'ours du Kamtchatka d'endurer l'hiver long et rude. Sorti de sa tanière, l'ours est prêt à manger tout ce qui lui tombe sous la main. Heureusement, l'ours ne menace ni l'homme ni les grands animaux. A part des sousliks (petits rongeurs) qu'il chasse de leurs terriers. Inimaginable, mais pendant plusieurs mois d'absence de poissons, ce carnassier devient végétarien. Au début de l'été on admire un tableau idyllique: on voit paître des ours tels du bétail dans la toundra et dans les clairières.

Les ours du Kamtchatka sont pragmatiques et peureux. Ils ont le ventre plein et ne connaissent pas trop les difficultés auxquelles se heurtent, par exemple, les ours de la taïga sibérienne. C'est sans doute pour ça qu'ils s'enfuient à la moindre occasion.

Neuf ours sur dix du Kamtchatka se comportent «honnêtement». Reste un dixième qui peut agir autrement. Alors, on n'a le temps ni pour se réfugier, ni pour tirer, ni même pour avoir peur…
Si vous rencontrez un ours du Kamtchatka, ne vous l'imaginez jamais comme un lourdaud stupide. C'est un animal très fort et résistant doté d'excellentes réaction et coordination. L'ours du Kamtchatka peut ronger n'importe quel os, remuer des galets, grimper des versants quasi verticaux, rester des heures entières dans l'eau glacée. Il nage parfaitement et rattrape un cheval sur une courte distance. Il ne peut pas courir pendant longtemps, mais marche très bien et peut parcourir une centaine de kilomètres en une journée. Ce qu'il ne sait pas, c'est grimper aux arbres, pour cela il est sans doute trop lourd.

Néanmoins, des centaines de touristes désespérés surveillent pendant des heures la pêche au saumon des ours. Chaque animal a sa tactique: les uns guettent le poisson depuis le rivage, d'autres l'attendent patiemment sur les bancs de sable, d'autres encore le suivent en faisant du bruit dans les eaux peu profondes. Parfois les ours tentent de trouver du poisson sous les herbes et les souches. Il y a même des malins qui sortent les saumons des pièges posées par les ichtyologues pour recenser le troupeau.
Peuples autochtones du Kamtchatka
Bien avant la «découverte» du Kamtchatka par les Russes, plusieurs ethnies l'habitaient déjà depuis des siècles:

  • les Koriaks,
  • les Itelmènes,
  • les Evènes,
  • les Tchouktches.
Une autre ethnie habitait, elle, sur les îles Aléoutiennes avant que les Russes ne déplacent les Aléoutes au Kamtchatka.
Les Koriaks:

Les Koriaks forment l'ethnie majoritaire qui peuple le nord du Kamtchatka. Ils vivent dans le district autonome de Koriakie.


Les Koriaks se répartissent en nomades et sédentaires.

Avant l'arrivée des explorateurs, les Koriaks, qu'ils soient nomades ou sédentaires, pratiquaient tous la chasse et la pose de pièges de bêtes à fourrure. Mais, ce n'est pas l'essentiel de leur économie. Pour la chasse ou la guerre, ils utilisaient des arcs, des flèches, des lances et des frondes.

Les Koriaks sédentaires:

Les Nimilans sont des Koriaks sédentaires habitant dans les villages le long des côtes.

Les Nimilans vivaient principalement de la pêche côtière. Le poisson était attrapé à l'aide de filets tissés avec des tiges d'orties. Ce travail laborieux pouvait prendre deux années pour un piètre résultat: la plupart ne duraient qu'une année.


La chasse aux mammifères marins occupait la seconde place dans l'économie des Koriaks sédentaires. Ils sortaient en mer sur des canots et se servaient de harpons propulsés par des arcs ainsi que de lances. La peau des animaux était utilisée pour garnir leurs skis, confectionner des chaussures, sacs, ceintures…

Les Nimilans ont également beaucoup développé la sculpture sur bois et sur os, l'usinage de métaux, la confection de vêtements et de tapis.

En été, ils sortaient en mer à bord de grand canots dans la baie de la Penjina pour la chasse à la baleine.

Les Koriaks sédentaires avaient une demeure pour l'hiver, une pour l'été.
Made on
Tilda